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  • ce que je dirai à la radio

    Casmir, c’est d’abord un merveilleux voyage dans l’imaginaire.

    Vous pourriez prendre un bus, un train, l’avion, faire du stop… Là vous vous asseyez confortablement, sur un banc, il fait beau, il fait bon… Ou sur un canapé, où vous vous voulez. Vous êtes bien, je vous tends le livre, vous le prenez, vous ouvrez et dès la première page, vous partez, vous voyagez. Vous êtes emportés par les mots et par le récit…

    D’abord, vous aurez chaud, il fait chaud, dans le désert, puis vous frissonnerez, c’est l’hiver, il fait froid…

    Dans ce roman, il n’y a pas de sorcellerie mais il y a la magie, la magie du labyrinthe, un merveilleux pouvoir… qui sait si nos ancêtres ne l’ont pas possédé, qui sait s’il ne sommeille pas au plus profond de nous…

    Grâce au labyrinthe, vous pouvez voyager quasi instantanément d’un endroit à un autre, d’un pays à un autre, d’un monde à un autre, d’un univers à un autre. Il vous suffit d’une étendue d’eau douce, une mare, un bassin, une rivière, un lac, un puits… surtout pas d’eau salée ou glacée, ça ne marche pas ! Le labyrinthe tracé dans votre esprit, vous plongez dans l’eau, vos vêtements sont protégés, votre visage aussi, vous pouvez respirer, et l’instant d’après vous vous retrouvez à destination !

    Mais voyager n’est pas sans surprise et sans danger !

    Des dangers, il y en a : Naëlle et sa garde personnelle, les chiens, les soldats, Dirane, Jévine, le bourreau, Casmir qu’il faut retrouver…

    Il y a la prophétie : « D’ingz il aura la couleur des yeux et des marais détruits, il rassemblera le peuple ».

    Mais… vous ne m’écoutez déjà plus… vous lisez… vous voyagez !


    Catégories : INTERVIEW-REVUE DE PRESSE
  • Comment parler de son livre

    Comment en dix minutes d'antenne, comment assise derrière ma table et mes livres empilés dans un salon ou pour une dédicace, comment donner envie à la personne debout face à moi, ou aux auditeurs, de prendre Casmir, de le feuilleter et de le lire ?

    Quand un roman s'appuie sur un fait historique, un évènement, un personnage connu, on peut de suite attirer le lecteur, il suffit de trouver le sujet, le thème d'actualité en vogue et de surfer dessus avec une histoire, une intrigue. On peut se renseigner, lire des livres sur le sujet, aller sur internet, étoffer son récit... Marie-Antoinette, les anciennes colonies, la vie politique française, les menaces d'attentat, les recherches sur le clonage humain, que de thèmes, que de sujets porteurs...

    Quand un roman est "fantastique" (Héroic Fantasy en anglais), il faut d'abord que le genre plaise, il y a heureusement des amateurs. Ici, (encore que l'on peut lier l'historique, le fait d'actualité avec l'imaginaire), pas de support à la mode, pas de thème d'actualité, rien que de l'imaginaire... Il faut alors construire son histoire, créer des personnages, mettre en place une intrigue, et écrire et écrire, avec toujours en tête des réflexions, des craintes : est-ce que le lecteur va fermer le livre à cet endroit du récit car il ne suivra plus l'histoire, parce que c'est trop compliqué, trop inattendu, trop léger... L'écriture devient alors palpitante, passionnante, car les premières pages ont déjà été écrites, les personnages ont pris vie, leur aventure se poursuit, à ce demander parfois qui écrit le livre, moi ou "je est un autre" à si bien écrit Arthur RIMBAUD ! L'écriture avance, bientôt la fin, un attachement s'est crée entre l'auteur (moi-même) et les personnages, une suite est envisagée (commencée même). Après, il y a la lecture, et les angoisses, je confie des manuscrits, j'attends les impressions, les critiques... L'histoire plaît à la majorité, je me lance, la chasse aux grands éditeurs est illusoire, j'auto-édite, je réalise moi-même la couverture, je cherche un titre (un véritable casse-tête), plusieurs mois s'écoulent et enfin août 2006, "Casmir a disparu" est là, 120 premiers livres dans un carton...

    Maintenant, il faut promouvoir le livre. Au début, après les euh... c'est la phrase bateau "Il s'agit d'un roman fantastique qui se passe dans un royaume imaginaire", puis des balbutiements "il y a un lutin" (attention, m'a-t-on judicieusement dit, il ne faut pas que l'on croit que le livre est destiné aux enfants), puis j'essaie des comparaisons : "C'est dans le genre Robert SILVERBERG, Clifford SIMAK, Roger ZELAZNY", réponse courante : "connais pas !" j'essaye d'autres  auteurs d'autres livres : "Potter, Narnia"...

    Enfin, d'ici le premier novembre 18h15, je vais travailler à présenter mon livre, à capter l'auditeur, qui à 18h30 se présentera dans les librairies de Béarn, Navarre et France pour demander "Vous n'auriez pas Casmir a disparu d'Hélène KORWIN ?", peut-être que le libraire répondra "connais pas" !

    Pour conclure cette note, je suis multicarte : écrivain, commercial, publicitaire, diffuseur et je reprendrai la devise de notre célèbre Gaston Fébus : "Hélène a ban !" (en avant !).

    Aujourd'hui, opération marketing dans les Hautes-Pyrénées !

    NB : le mystère de Villeneuve sur Lot est en passe d'être résolu. Aux dernières nouvelles, le carton des 16 livres que j'avais laissé au libraire qui été sensé les distribuer sur les stands des salons (entre parenthèse, on ne l'y aurait pas vu !) est introuvable ! Aurait-il été jeté dans la Garonne ! 16 Casmir auraient disparu ! Mon cher correspondant local doit me tenir informé. Merci Joffrey pour tout ce que tu fais !

    Catégories : INTERVIEW-REVUE DE PRESSE
  • RADIO FRANCE BLEU BEARN 105.5

    Le mercredi 1er novembre 2006 à 18h15 sur RADIO FRANCE BLEU BEARN sur 105.5, je présenterai "Casmir a disparu", tous à vos oreillettes !

    Catégories : INTERVIEW-REVUE DE PRESSE
  • Bordères !

    21 ET 22 OCTOBRE 2006 : BORDERES

    Un salon à ne pas manquer, je compte bien y retourner pour 2007 avec mon tome 2 ! Une organisation bénévole dont les Frissons peuvent être fiers. Un accueil chaleureux, Un maire très présent, ainsi que la communauté des communes, un buffet campagnard avec vue sur les Pyrénées, un monde fou, beaucoup d'enfants, des jeux, des conteurs, Sylvain MACCHI du Parc des loups du Gévaudan, une impressionnante gueule de loup, des journalistes en herbes, qui ont travaillé le samedi soir jusqu'à minuit pour éditer leur gazette, avec des interviews

    forts sympathiques, la venue de FR3 AQUITAINE, un sacré programme, encore deux jours de bonheur !


    Casmir a été feuilleté, acheté également ! J'ai de nouveaux contacts avec un collège de LOURDES et un collège de PAU, un agent littéraire parisien à contacter, Casmir continue son chemin, avec aussi déjà un salon en prévision pour 2007, NAVARRENX !

    Reste un mystère à éclaircir : VILLENEUVE SUR LOT, où mon roman était sensé être présent dans les stands des libraires. Y était-il vraiment ? Réponse milieu de semaine !

    Catégories : INTERVIEW-REVUE DE PRESSE
  • Frissons de Bordères

    Un extrait spécialement choisi pour les frissons de Bordères :



    A la tombée de la nuit, alors qu'ils longeaient la lisière d'une forêt, les chevaux devinrent subitement nerveux.... Des grognements se firent très proches. Colin et les soldats virent sur leur gauche briller dans la nuit les yeux rouges des chiens qui les suivaient en lisière de la forêt, à distance du feu qu'ils craignaient tant. Le cheval de Colin rendu plus nerveux par l'inquiétude du jeune homme, fit une ruade en poussant un hennissement d'effroi, ce qui effraya les autres chevaux.

    Tout doux, fit Colin en se penchant vers l'oreille tendue de sa monture et en tapotant doucement son cou, pour essayer de calmer le cheval et apaiser en même temps sa propre peur.

    Un second groupe de chiens sur leur droite, surgit de la forêt en poussant de sinistres hurlements. Colin en sursauta et son cheval affolé s'éloigna dans un galop rendu hasardeux par l'épaisseur de la neige, sous les jurons du soldat qui chevauchait à côté de lui. L'animal se retrouva rapidement empêtré dans une couche de neige trop profonde d'où il ne put dégager ses sabots. Les chiens qui avaient ainsi réussi à l'isoler s'approchèrent en grognant, plus habitués que le cheval à se faufiler dans la neige pour atteindre leurs deux proies.

    Dans un craquement sinistre, la glace d'un ruisseau, dissimulé sous eux par la neige, céda soudain sous leur poids et les sabots du cheval s'enfoncèrent dans une eau glacée. Dans un hennissement terrible, l'animal se cabra violemment, et Colin se trouva alors désarçonné et projeté dans l'épaisse couche de neige qui bordait le ruisseau. La torche qu'il lâcha en tombant s'enfonça dans la neige et un ruban de fumée s'éleva de la flamme éteinte.

    Ce fut comme un signal. Les chiens s'avancèrent en progressant par bonds en direction de Colin et de son cheval. Etourdi par sa chute mais alerté par les appels des soldats derrière lui, Colin se releva en titubant et se saisit de son épée pour menacer les trois chiens qui s'avançaient vers lui pendant que les autres se jetaient au cou de son cheval.

    Reculez ! Reculez ! s'écria Bilin. Il y a trop de neige ! Nos chevaux ne peuvent vous rejoindre sans risquer de se retrouver coincés !

    Reculer ? De toute façon, Colin n'avait pas d'autre choix. Reculer, gêné par l'épaisseur de la neige, tout en faisant des moulinets avec son épée pour effrayer les chiens qui venaient de passer le ruisseau et s'approchaient dangereusement de lui.

    Catégories : T 2 - LUCILLA L'ENFANT DES DOMES
  • Extrait

    Je vous livre donc ici un extrait, celui que j'ai lu au Palais d'Aragon :

    << Un petit portillon de bois était resté entrouvert. Eyèn hésita un instant avant de le pousser d'un geste lent de sa main bandée.

    Elle était là. Seule, agenouillée à côté d'un monticule de terre, la capuche de sa cape enlevée, elle avait une étrange allure avec ses cheveux noirs mal coupés qui formaient des boucles désordonnées. Elle avait croisé ses mains sur sa poitrine et se balançait doucement d'avant en arrière, le regard empli de larmes, fixé sur le sol face à elle.

    Eyèn s'approcha d'elle. Comme ses pas crissaient sur l'allée de graviers, Ysillia tourna la tête dans sa direction. Elle balbutia son nom dans un mouvement de lèvres tremblantes, mais Eyèn ne l'entendit pas. Elle avait d'une main frôlé puis serré son poignet, mais Eyèn ne le sentit pas.

    Son regard était figé, figé sur le visage de son ami. Un visage fermé, pâle, si pâle, recouvert d'une fine pellicule de terre, la terre qu'Ysillia avait enlevé pour déchirer le linceul blanc et dégager ainsi le visage de son frère.

    << Il faut que je le voie >> Avait-elle dit.

    << Ragguenon >>

    Eyèn ne put soutenir davantage cette vision et s'effondra sous le cri horrifié d'Ysillia. D'un bond elle se leva et s'agenouilla auprès de son époux. Elle embrassa fébrilement son visage en passant ses ongles noircis dans ses cheveux courts et bouclés, pressant dans une plainte son visage couvert de larmes contre celui d'Eyèn.

    Naïga et le garde qui s'étaient précipités dans le jardin en entendant les cris d'Ysillia, furent saisis d'horreur en découvrant que la jeune femme avait en partie découvert le corps de son frère. Mais il fallait s'occuper d'Eyèn. Naïga demanda au garde d'aller chercher un de ses compagnons et un brancard pour ramener Eyèn au château, puis elle s'agenouilla auprès d'Eyèn et d'Ysillia et dégagea doucement la jeune femme qui la dévisagea en pleurs.

    - Je l'ai tué ! Je l'ai tué ! Naïga !

    Catégories : T 2 - LUCILLA L'ENFANT DES DOMES