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  • Encore un - Il faut attirer le lecteur !

    Encore un extrait de Casmir. Il y en a quelques uns parmi les notes ! Aux visiteurs de les trouver, 71 à ce jour pour le mois de novembre. J'espère encore et encore des visites et des commentaires !

    Voilà donc :

      -         Je vais aller voir mon père. Ce serait bien si dès demain nous quittions le domaine. Nous prendrons deux chevaux… Mais tu monteras avec moi… Le second portera nos effets… Oh, nous ne prendrons pas grand chose… Nous nous arrêterons dans les refuges pour y passer la nuit… Rien que nous deux… Et quelle surprise pour ton frère, murmura Eyèn entre deux baisers… Je ne te laisse pas longtemps, fit Eyèn en s’asseyant sur le rebord du lit pour enfiler un long caleçon de laine fine et une chemise… Je ne pourrai pas te laisser trop longtemps, fit-il en se penchant pour l’embrasser et lui caresser le visage… Je ne pourrai pas, fit-il en se dirigeant vers une niche creusée dans le mur à côté de la porte pour prendre un pantalon et l’enfiler avant de sortir.

    Eyèn soupira en fermant la porte. Quitter Ysillia était si … difficile… si pesant…

    Le long couloir était éclairé par toute une série de candélabres accrochés aux murs.

    Passé la porte, Eyèn remarqua avec surprise que les entrelacs qui couvraient sa main avaient disparu. En passant devant un des grands miroirs fixés dans le long couloir, il sourit en voyant que ceux qui couvraient également son visage s’étaient eux aussi comme effacés, par le simple fait de sortir de la chambre.

    D’un pas rapide, pieds nus, il longea le grand corridor puis dévala le grand escalier qui menait au rez-de-chaussée. Arrivé dans la galerie, il fit quelques pas vers la grande porte qui donnait sur le perron et poussa un des deux battants. Le froid le surprit, il faisait si bon dans la chambre. Eyèn sourit. Pendant le voyage, il protègerait Ysillia de sa cape et la serrerait contre lui pour ne pas qu’elle ait froid. Il adressa un salut de la main à deux soldats qui passaient dans la cour et referma la porte. Un large et haut couloir éclairé par une série de candélabres fixés au mur à la forme tortueuse des sarments de vigne, entre les larges et hautes fenêtres aux volets intérieurs clos, longeait une série de pièces aux hautes et larges portes ouvragées. Eyèn en poussa une et se retrouva dans l’immense salle où la famille avait l’habitude de prendre ses repas. Il y fut accueilli par les acclamations de joie de sa mère et de sa sœur.

    -         Drunir nous avait annoncé six jours, et tu es là, s’exclama sa mère avec les larmes aux yeux comme elle se serrait dans les bras de son fils. Tu es… rayonnant… fit-elle en s’écartant de lui pour mieux le voir.

    Sa jeune sœur lui saisit une main qu’elle serra avec émotion. Dans une accolade, Eyèn la prit dans ses bras pour l’embrasser sur le front.

    -       Comment va Ysillia ? demanda-t-elle à son frère.

    -       Bien… Très bien… fit Eyèn avec émotion.

    -         Viens t’asseoir, s’exclama sa mère en tirant un des fauteuils rangés contre la table où nappe, couverts étaient dressés et carafes et plats divers attendaient d’être servis.

    Eyèn eut un moment d’hésitation comme il chercha son père du regard. Le fauteuil qu’il occupait habituellement, installé auprès de la cheminée, était vide. Elv aurait dû être là, comme chaque soir.

    Le vieil homme qui était malade et bien fatigué mangeait peu mais restait toujours assis dans son fauteuil pendant que son épouse et ses deux enfants mangeaient. Le soir, il se contentait d’un bouillon qu’on lui servait, bol posé sur une petite desserte à côté de son fauteuil. Ce soir, il n’y avait pas de desserte, pas de bol fumant.

    -       Père ? s’inquiéta Eyèn.

    -         Il est dans le bureau, fit sa mère avec une soudaine gravité. Ces derniers jours l’ont beaucoup affaibli.

    -         Drunir ne s’est pas occupé de lui ?

    -         Il y a des douleurs que même Drunir ne peut soulager, fit la mère d’Eyèn avec tristesse en lui prenant la main. Va le voir. Il sera soulagé de te parler enfin. Va.

    Ces paroles troublèrent Eyèn. Il traversa la pièce et poussa la petite porte située à côté de la cheminée qui menait au bureau où il avait l’habitude de travailler avec son père. C’est là qu’il l’aidait depuis que son père avait été attaqué et mordu par des chiens au printemps dernier. Il s’en était sorti très diminué physiquement et accablé par une fatigue et une faiblesse qui l’avaient considérablement vieilli en moins d’une année.

    Le bureau, petite pièce, avait pour meubles une grande table qui faisait face à une petite cheminée et, contre le mur, derrière la table et deux fauteuils, une bibliothèque où ouvrages côtoyaient les comptes et les registres du domaine. Les volets intérieurs de la large et haute fenêtre qui donnait sur la galerie étaient clos. La pièce n’était éclairée que par le feu de cheminée. Un troisième fauteuil faisait face à l’âtre.

    Eyèn traversa la petite pièce et s’approcha de la cheminée.

    Les hautes flammes vacillaient  en éclairant le fauteuil dans lequel le vieil Elv s’était assoupi. Ses mains semblaient crispées sur les accoudoirs. Sa tête était légèrement penchée en arrière, ses yeux étaient clos et sa bouche entrouverte. Le reflet doré des flammes sur son visage accentuait et creusait davantage les rides qui le couvraient. Ses cheveux fins et blancs retombaient le long de sa nuque pour frôler ses épaules.

    Comme il parut soudain si vieux à Eyèn !

    Le jeune homme en le voyant ainsi en eut les larmes aux yeux. Il s’avança doucement et vint s’accroupir devant le vieil homme. Comme il approchait une main pour frôler de celle de son père, il hésita, n’osant le toucher, de peur de le surprendre, de peur qu’il en meure, tant il paraissait vieux, fatigué et affaibli.

    Il remarqua aussitôt les doigts de son père bouger et tapoter d’un geste tremblant l’accoudoir du fauteuil.

    -         Je t’attendais, murmura Elv d’une voix faible comme il ouvrait les yeux en se redressant doucement.

    Eyèn  vint s’agenouiller face à lui et saisit les mains de son père pour les serrer avec émotion dans les siennes.

    -         Père ! s’inquiéta Eyèn en voyant les yeux de son père briller de larmes.

     

    Catégories : T 2 - LUCILLA L'ENFANT DES DOMES
  • Articles de presse

    Pour le moment, j'ai recensé :

    Journal Sud-Ouest, articles les 15 (dédicace CULTURA), 22 septembre (article de présentation auteur-roman), les 9 et 11 octobre (le Palais d'Aragon).

    A venir soit la Dépêche du Midi ou la nouvelle République pour la dédicace du Parvis à Ibos le 4 novembre

    A venir la République ou l'Eclair des Pyrénées, interview au Palais d'Aragon du 8 novembre par Francis LARRIEU.

    Catégories : INTERVIEW-REVUE DE PRESSE
  • Mercredi 8 novembre 2006

    Mercredi 8 novembre 2006 à partir de 16 heures, je serai au Palais d'Aragon, charmant Salon de Thé à PAU, un journaliste devrait venir également.

    Catégories : DEDICACES 2006-2007
  • Librairie Leclerc Parvis Ibos

    Le samedi 4 novembre 2006

    de 16 h à 18 heures, beaucoup de contacts, beaucoup de plaquettes distribuées, un livre vendu !

    L'accueil charmant, un grand merci à Monsieur Collombet pour les affiches, les invitations.

    Un journaliste de la Dépêche du Midi est venu, j'attends l'article et les photos !

    Catégories : DEDICACES 2006-2007
  • Au quartier gourmand

    Vendredi 3 novembre

     Un grand merci à Monsieur BERRIER que j'ai rencontré ce midi, à qui j'ai dédicacé CASMIR A DISPARU, et dont j'attends avec hâte son avis. Un grand merci pour son enthousiasme !

    Un grand merci à Gabriel BACHELET pour son article dans le tranche-caillé du mois de novembre !

    Un grand merci aux quelques 150 visiteurs de ce blog, il faut faire mieux en novembre !

    Il y aura un tome 2

    Il y aura un tome 3

    !!!!!!!!

    Catégories : DEDICACES 2006-2007
  • FRANCE BLEU BEARN

    Mercredi 1er novembre 2006 - 18 h00 - grande angoisse : je vais passer à la radio, qu'est ce que je vais pouvoir dire ????

    Même plus peur ! C'était super : 12 minutes ! Un grand merci à Thierry NIOGRET (il m'excusera si j'écris mal son nom), pour ses questions pertinentes : "Ecrivez-vous pendant vos heures de travail ?" Grand éclats de rire "Surtout pas !". J'ai bien sûr complètement oublié de demander avant d'avoir un enregistrement. J'ai quand même eu des échos positifs !

    Vivement le prochain interview, le mercredi 8 novembre au Palais d'Aragon, un journaliste de Pyrénées Presse sera là !

    Catégories : INTERVIEW-REVUE DE PRESSE