17.11.2009
FONDATION
"Au commencement, Chaos décida qu’ils seraient quatre : l’alpha, l’omega, l’infini et le doute.
Hargiell réunit les trois premiers. Hiérildis apaisa le doute.
C’est ainsi que fut créé le premier Dôme".
Fondation
Editions Pays & Terroirs (Cholet - 49) - 152 pages - 16 €
Ce roman, tiré du cycle des Dômes & Royaumes fera découvrir aux lecteurs, les origines des Dômes. Si Casmir a disparu et Loin des Marais étaient réunis dans le même ouvrage, Fondation en serait le préambule, le prologue.
On découvre, un moine du 13ème siècle en route pour l'abbaye de Mozac en Auvergne ; un adolescent vivant sur le plateau d'Iran au 33ème siècle après la Grande Peur ; un jeune ingénieur informaticien en poste à Kourou en 1995, travaillant sur le Photon I, premier vaisseau spatial à propulsion photonique pouvant décoller depuis la terre (et non plus depuis une station orbitale) ; un agent spécial des forces très spéciales en mission à Paris en 2009 aux prises avec la mafia russe. Tour à tour, l'alpha, l'oméga, l'infini et le doute..., et trois divinités : Chaos, Hargiell et Hiérildis, frères et soeur.
Confidence : sur la couverture, une version proche des falaises basques de Guétary...
11:38 Ecrit par Hélène KORWIN dans T 1 - FONDATION | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : fantastique, roman, jeunesse, nouveau |
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Commentaires
Tous les éléments sont réunis pour nous transporter dans le domaine de la Création. L'alpha et l'oméga, le commencement et la fin qui englobent le Tout.
Et le Chaos, bien sûr, origine parfois maudite, incertaine toujours, et indéterminée.
Puis c'est le DOUTE, qui fait là une apparition des plus originales. Dans aucune Création il n'a sa place (pas davantage dans les religions que dans les littératures, car il ne crée rien, comme les Dieux, ne détruit rien comme Satan et quelques autres.Mais il sème l'inquiétude, l'incertitude. Il ébranle le plus solide. Descartes aurait dû écrire : "je doute, donc je suis", car sans le Doute l'humanité n'aurait jamais progressé. Le Doute, ressort le plus puissant de notre envol. Et finalement, le pivot central, l'élément essentiel, c'est bien lui. Son absence signerait un univers fermé sur lui-même, ignorant tout progrès de l'Intelligence.
Que dire de plus de ces personnages esquissés en quelques lignes, mais que l'on a le sentiment de connaître intimement depuis toujours: ils ont une épaisseur, une réalité: fantastique, histoire, qu'importe! ils existent, et nous n'avons qu'un désir : connaître la suite de leurs péripéties...
Convaincre l'oméga, c'est aller à l'accomplissement .
Tout est savamment mis en place. Les vies des personnages s'emmêlent bien un peu, mais leur rencontre fortuite n'en est que plus crédible.
Et enfin, le DOME promis, qui paraît tout simple, dans la clarté de son évidence.
Une dernière remarque : Notons l'aisance, et la crédibilité d'Hélène Korwin qui nous promène agréablement dans le temps, réel ou imaginaire - sans que nous puissions distinguer l'un de l'autre.
LES POEMES DE HIERILDIS
J'ai relu trois fois, sans me lasser ( et j'y reviendrai, ce qui est nécessaire si l'on veut en extraire toute la substantifique moelle) les Poêmes de Hierildis.
C'est une belle poésie qui nous entraîne dans son délicieux sillage.
Mais que dire de ce prodigieux tour de force: l'emploi de mots commençant tous par la même lettre et formant un tout intelligent et poétique.
Un tour de force magistral et très beau!
En conclusion: Une fois de plus Hélène Korwin nous enchante par son imagination débordante et la facilité avec laquelle elle nous entraîne à sa suite dans un univers onirique et merveilleux!
Ecrit par : Roger le Goth | 16.05.2009
Répondre à ce commentaireMême dans un ouvrage sérieux( et quoi de plus sérieux me direz-vous qu'un roman fantastique?) on peut trouver quelque occasion de sourire ou même rire.
Bergson nous a appris que le rire naît d'un déséquilibre. Ainsi avons-nous la cruauté de sourire des mésaventures de Thom. Nous n'avons pas pitié de ce pauvre garçon qui essaie vainement de s'expliquer dans un langage rendu difficile par une brute de la mafia russe( mais nous savons que la mafia russe est capable de tout, même et surtout du pire!) qui lui a fracassé le nez, le menace de mort, le traite d'espion, tout cela pour avoir reluqué les jambes de sa trop jolie patronne!
Permettez-moi de citer Prévert :
Le maître d'hôtel noir a été pendu
Au crochet de la suspension de la salle à manger
Il avait osé
Jeter un coup d'oeil dans le décolleté de la maîtresse de maison.
Mais la palme du comique revient sans doute à Olivier: Ingénieur haut de gamme des sciences physiques et de l'astronautique de pointe,il se conduit comme un gamin un peu demeuré: Il voit des bals costumés en plein Sahara, invite des inconnus- sous la menace il est vrai, d'un énorme pistolet - à visiter son module, puis les chasse, de crainte qu'ils fassent des dégâts en leur bourrant les poches de friandises. On s'étonnerait presque qu'en Guyane on parvienne encore à expédier des satellites avec succès!
Permettez-moi une parenthèse :avez-vous remarqué et déchiffré la note d'Hélène Korwin concernant la propulsion photonique? Gros dictionnaire en main, j'ai eu pour ma part, du mal à suivre. Mais ne vousy trompez pas : les auteurs de fantastique et science fiction sont très calés en physique de l'univers. Ils en boucheraient un coin à Einstein soi-même!
Mais revenons à des sujets sérieux:
Depuis le tout début de l'humanité ( c'est celà qui vaut à l'homme le titre de homo sapiens) la mort est niée. Mais comme on ne peut l'éviter, on contourne.
On invente un "esprit", une "âme" qui s'échappent du corps du défunt, et qu'il faut rendre inoffensifs: on crée les autels domestiques, on invente une vie après la mort avec domestiques et objets de la vie courante, ou dans les grandes religions, pour mieux les dominer,on crée des "réserves" : Champs Elysées, Géhenne, Paradis, Enfer etc..
Ce moine du Moyen Age qui ne s'étonne pas de voir son nouveau compagnon chercher " un passeur" vers l'au-delà ( la barque de Charon, peut-être, le lac au bord duquel il se trouve pourrait être le Léthé?) est très en avance sur son temps:à l'époque, hors le Christ, point de salut! Mais souvenons-nous que nous sommes dans un roman fantastique!
Aujourd'hui je pense que l'au-delà est une notion banale, que chacun envisage à sa façon, sans trop se préoccuper de l'avis du voisin.
Mais le plus chanceux, je pense , de nos héros, c'est Thomas ( encore lui!) qui se retrouve immortel au bras d'une fort jolie déesse apparemment très amoureuse!
Je vous souhaite bonne lecture, et vous engage à patienter en attendant la suite....
Ecrit par : Roger le Goth | 18.05.2009
Répondre à ce commentaireJ'ai apprécié, j'ai aimé la fin lorsqu'on découvre Casmir enfant.
J'ai aimé, rien de plus à dire. :)
Ecrit par : Julie | 29.06.2009
Répondre à ce commentaireEt l'ajout de poèmes-contes à la fin du texte prolonge encore la magie de cet univers fictif, avec un beau jeu sur la musicalité des mots en prime!
Lisez-le, vous passerez un très bon moment!
Ecrit par : sylvie | 09.07.2009
Répondre à ce commentaireJ'ai bien aimé. Je n'ai pas été aussi transportée que dans les deux premiers tomes mais je pense que c'est normal il me semble que c'est plus un mémo, comme un bonus pour nous y retrouver dans cet univers fascinant. J'ai aimé. j'ai dévoré tout de même :)
(par contre, j'ai repéré quelques petites fautes.......)
Amicalement, j'attends la suite impatiemment.
Julie (alias LinDaLyAh)
Ecrit par : Julie | 02.12.2009
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