25.01.2008
Un petit extrait supplémentaire de "Casmir a disparu", histoire de donner l'envie de lire...
Après deux jours de route, Colin et ses soldats atteignirent, dans une lumière grise, bientôt crépusculaire, l’étroite vallée qui descendait en une pente douce vers une baie aux contours creusés de falaises escarpées et boisées aux sommets blancs de neige et à la forêt de troncs noirs. La masse grise et ondulante de l’océan qui résonnait contre les parois de sable gris en un grondement sourd et régulier rappela à Colin les rivages proches du domaine d’Ervinal qui étaient tout aussi escarpés et boisés que ceux d’Effyndaïll. Trois habitations formaient le hameau des pêcheurs, en contrebas des falaises. D’une cheminée, s’élevait un ruban de fumée blanche.
Le hameau était bâti dans une petite anse de l’immense baie où plus au nord les eaux calmes et profondes des gorges de Lily venaient se mêler aux eaux froides de l’océan. Les trois habitations bordaient une jetée de bois sombre où étaient amarrées trois barques aux coques ventrues. La marée était basse et les embarcations inclinées contre le sable gris. Les maisons étaient longues et basses, aux murs de bois mauve, aux toits recouverts de neige et dont l’avancée faite de lambris et de tuiles de bois mauve protégeait des intempéries une longue galerie qui bordait les trois habitations. C’était un étrange spectacle que la dominante de cette couleur, partout dans le hameau. Cela surprit surtout Colin qui n’avait jamais vu rien de tel.
La petite troupe s’arrêta devant la première maison aux volets clos d’où filtrait une lumière dorée. La porte s’ouvrit et un couple, portant chacun une lanterne, s’approcha du groupe.
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11.05.2007
Présentation de Casmir
Il y a les Dômes : îlots flottants dans l’espace qui répertorient et archivent tout ce qui dans l’univers mérite d’être conservé. Pour se déplacer d’un Dôme à un autre ou dans un autre monde, les Illiens utilisent l’eau, simple bassin, lac, ou toute étendue d’eau douce. Grâce au pouvoir du labyrinthe le voyage est quasi instantané.
Il y a Scylon, royaume soumis depuis quinze ans à Ishnar, chef de guerre cruel ; Ysillia et Ragguenon, fille et fils d’Ishnar, l’une mariée de force, l’autre écarté du trône ; Naëlle, leur tante qui ne les aime pas ; Dirane, l’amant de Naëlle ; le peuple des marais, décimé par les armées d’Ishnar ; la Guilde des Marchands autrefois puissante. Il y a Gnoll Igglefur, lutin à tout faire et fin cuisinier ! Il y a Colin.
Il y a Lucilla, 5 ans qui, voulant imiter les grands, est entrée dans le bassin de leur Dôme et se retrouve, terrorisée, dans les cuisines du domaine d’Ervinal au sud-est du Royaume de Scylon. Mathias, frère de Lucilla, âgé de 20 ans rentre de mission. Au moment de regagner les Dômes en plongeant dans les eaux d’une oasis, il se sent dévié de sa trajectoire et se retrouve dans une chambre aux murs de pierre grise où la petite Lucilla le dévisage, ses grands yeux gris remplis de larmes. Il y a Casmir, 24 ans, autre frère de Lucilla qui disparaît en essayant d’aider sa soeur ; Eugèn, 28 ans, méchant et ambitieux.
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20.04.2007
Une envie de lire ? Casmir, le début
Courir dans les rues ensablées, courir, surtout ne pas s’arrêter. Zigzaguer pour éviter les projectiles qu’on lance sur lui depuis les toits en terrasse. Sauter, bousculer les étals des marchands, les marchands, pas le temps d’écouter leurs cris, leurs insultes. Bondir et toujours courir, poursuivi par une foule en furie. Bifurquer, là à droite, là à gauche. Le parcours est mémorisé, maîtrisé. Courir, ne pas ralentir, même quand un objet le frappe à l’épaule. « Pas le temps ! »
S’il s’arrête, il est mort.
Ca y est ! Il atteint les canaux. Il est enfin sur la route qui conduit à l’oasis, toujours poursuivi, toujours sous les cris, les insultes, les projectiles qui le frôlent sans pour autant l’atteindre, un seul suffit ! Encore quelques mètres et il sera sauvé.
Il ne pense déjà plus à ses poursuivants. Il court, se concentre, trace mentalement le labyrinthe qui le ramènera chez lui, dans les Dômes. Loin du sable et de tout danger, il pourra alors libérer sa mémoire des centaines de rouleaux à la calligraphie complexe qu’il aura lus et mémorisés pendant trois jours et trois nuits dans le saint des saints du temple, dans la cité au cœur du désert d’Alhar, sans boire, ni manger, ni dormir, « Pas le temps », juste éclairé par une lampe torche qu’il a d’ailleurs laissé sur les lieux – « Chose à ne jamais faire » -, surpris par un religieux alors qu’il rangeait « Quelle chance ! » le dernier rouleau. Il a du assommer le prêtre qui poussait déjà des cris d’alerte, bousculer ceux qui dévalaient l’escalier de pierre, éviter leurs torches pour ne pas se brûler, courir à travers les hautes salles, déjà poursuivi, frapper un, puis plusieurs gardes avant de sortir, surpris « mais pas longtemps », sa survie ne le lui permet pas, par la lumière éclatante du soleil qui frappe l’esplanade du temple, surpris par la chaleur brûlante « il faisait frais dans les salles souterraines ». Courir et courir encore.
Courir. Sauter par dessus les chèvres rassemblées au bord de l’eau, bousculer le berger ahuri et plonger.
Le labyrinthe est tracé, ses vêtements de toile légère, son turban, ses sandales, mis pour l’occasion, sont protégés de l’eau, comme lui. Il peut d’ailleurs respirer sans crainte, « l’affaire de quelques secondes » et il émergera de l’autre côté, dans le bassin, son bassin, chez lui, dans les Dômes, sa mission accomplie.
Comme les autres fois, il se lavera, se changera, mangera et boira, dormira aussi pour récupérer de ces trois jours et nuits de veille, avant de se rendre, par le bassin, dans le Dôme Principal. Là, comme les autres fois, allongé sur une confortable couchette, il finira par s’assoupir, les paupières closes baignées dans un halo de lumière mauve, pendant que le vieux Goustav, assis à côté de lui, les yeux rivés sur son écran de contrôle, suivra, idéogramme après idéogramme, la retranscription des rouleaux.
Cette fois-ci, il faudra qu’il se préoccupe de la douleur qu’il a ressentie à l’épaule quand le projectile l’a frappé. Toutes les missions ne sont pas aussi périlleuses « Heureusement », même s’il aime les émotions fortes ! Ce n’est pas à vingt ans que l’on va passer des jours et des jours dans une bibliothèque paisib…
Il vient d’avaler de l’eau... de l’eau glacée ?!? Ce n’est pas normal ! Quelque chose l’a dévié de sa trajectoire ! Il se sent aspiré. L’eau remplit ses poumons. Il se noie et.... il tombe ?
Il tombe !
Ses genoux et ses mains heurtèrent le sol dans le fracas de l’eau qui s’abattit en même temps sur lui et autour de lui, avant de s’écouler sur les dalles de pierre grise.
Dans un spasme rauque et violent, Mathias vomit l’eau qu’il avait avalée et respirée. Son cœur battait à rompre. Sa poitrine brûlait et se déchirait comme il toussa et vomit encore. Puis sa respiration se calma, son cœur aussi. Le feu s’estompa. Son turban tomba et ses mains se crispèrent sur le tissu trempé. Ses pensées étaient troublées, mais il dut se ressaisir « vite », toujours, en cas d’imprévu.
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17.11.2006
Encore un - Il faut attirer le lecteur !
Encore un extrait de Casmir. Il y en a quelques uns parmi les notes ! Aux visiteurs de les trouver, 71 à ce jour pour le mois de novembre. J'espère encore et encore des visites et des commentaires !
Voilà donc :
- Je vais aller voir mon père. Ce serait bien si dès demain nous quittions le domaine. Nous prendrons deux chevaux… Mais tu monteras avec moi… Le second portera nos effets… Oh, nous ne prendrons pas grand chose… Nous nous arrêterons dans les refuges pour y passer la nuit… Rien que nous deux… Et quelle surprise pour ton frère, murmura Eyèn entre deux baisers… Je ne te laisse pas longtemps, fit Eyèn en s’asseyant sur le rebord du lit pour enfiler un long caleçon de laine fine et une chemise… Je ne pourrai pas te laisser trop longtemps, fit-il en se penchant pour l’embrasser et lui caresser le visage… Je ne pourrai pas, fit-il en se dirigeant vers une niche creusée dans le mur à côté de la porte pour prendre un pantalon et l’enfiler avant de sortir.
Eyèn soupira en fermant la porte. Quitter Ysillia était si … difficile… si pesant…
Le long couloir était éclairé par toute une série de candélabres accrochés aux murs.
Passé la porte, Eyèn remarqua avec surprise que les entrelacs qui couvraient sa main avaient disparu. En passant devant un des grands miroirs fixés dans le long couloir, il sourit en voyant que ceux qui couvraient également son visage s’étaient eux aussi comme effacés, par le simple fait de sortir de la chambre.
D’un pas rapide, pieds nus, il longea le grand corridor puis dévala le grand escalier qui menait au rez-de-chaussée. Arrivé dans la galerie, il fit quelques pas vers la grande porte qui donnait sur le perron et poussa un des deux battants. Le froid le surprit, il faisait si bon dans la chambre. Eyèn sourit. Pendant le voyage, il protègerait Ysillia de sa cape et la serrerait contre lui pour ne pas qu’elle ait froid. Il adressa un salut de la main à deux soldats qui passaient dans la cour et referma la porte. Un large et haut couloir éclairé par une série de candélabres fixés au mur à la forme tortueuse des sarments de vigne, entre les larges et hautes fenêtres aux volets intérieurs clos, longeait une série de pièces aux hautes et larges portes ouvragées. Eyèn en poussa une et se retrouva dans l’immense salle où la famille avait l’habitude de prendre ses repas. Il y fut accueilli par les acclamations de joie de sa mère et de sa sœur.
- Drunir nous avait annoncé six jours, et tu es là, s’exclama sa mère avec les larmes aux yeux comme elle se serrait dans les bras de son fils. Tu es… rayonnant… fit-elle en s’écartant de lui pour mieux le voir.
Sa jeune sœur lui saisit une main qu’elle serra avec émotion. Dans une accolade, Eyèn la prit dans ses bras pour l’embrasser sur le front.
- Comment va Ysillia ? demanda-t-elle à son frère.
- Bien… Très bien… fit Eyèn avec émotion.
- Viens t’asseoir, s’exclama sa mère en tirant un des fauteuils rangés contre la table où nappe, couverts étaient dressés et carafes et plats divers attendaient d’être servis.
Eyèn eut un moment d’hésitation comme il chercha son père du regard. Le fauteuil qu’il occupait habituellement, installé auprès de la cheminée, était vide. Elv aurait dû être là, comme chaque soir.
Le vieil homme qui était malade et bien fatigué mangeait peu mais restait toujours assis dans son fauteuil pendant que son épouse et ses deux enfants mangeaient. Le soir, il se contentait d’un bouillon qu’on lui servait, bol posé sur une petite desserte à côté de son fauteuil. Ce soir, il n’y avait pas de desserte, pas de bol fumant.
- Père ? s’inquiéta Eyèn.
- Il est dans le bureau, fit sa mère avec une soudaine gravité. Ces derniers jours l’ont beaucoup affaibli.
- Drunir ne s’est pas occupé de lui ?
- Il y a des douleurs que même Drunir ne peut soulager, fit la mère d’Eyèn avec tristesse en lui prenant la main. Va le voir. Il sera soulagé de te parler enfin. Va.
Ces paroles troublèrent Eyèn. Il traversa la pièce et poussa la petite porte située à côté de la cheminée qui menait au bureau où il avait l’habitude de travailler avec son père. C’est là qu’il l’aidait depuis que son père avait été attaqué et mordu par des chiens au printemps dernier. Il s’en était sorti très diminué physiquement et accablé par une fatigue et une faiblesse qui l’avaient considérablement vieilli en moins d’une année.
Le bureau, petite pièce, avait pour meubles une grande table qui faisait face à une petite cheminée et, contre le mur, derrière la table et deux fauteuils, une bibliothèque où ouvrages côtoyaient les comptes et les registres du domaine. Les volets intérieurs de la large et haute fenêtre qui donnait sur la galerie étaient clos. La pièce n’était éclairée que par le feu de cheminée. Un troisième fauteuil faisait face à l’âtre.
Eyèn traversa la petite pièce et s’approcha de la cheminée.
Les hautes flammes vacillaient en éclairant le fauteuil dans lequel le vieil Elv s’était assoupi. Ses mains semblaient crispées sur les accoudoirs. Sa tête était légèrement penchée en arrière, ses yeux étaient clos et sa bouche entrouverte. Le reflet doré des flammes sur son visage accentuait et creusait davantage les rides qui le couvraient. Ses cheveux fins et blancs retombaient le long de sa nuque pour frôler ses épaules.
Comme il parut soudain si vieux à Eyèn !
Le jeune homme en le voyant ainsi en eut les larmes aux yeux. Il s’avança doucement et vint s’accroupir devant le vieil homme. Comme il approchait une main pour frôler de celle de son père, il hésita, n’osant le toucher, de peur de le surprendre, de peur qu’il en meure, tant il paraissait vieux, fatigué et affaibli.
Il remarqua aussitôt les doigts de son père bouger et tapoter d’un geste tremblant l’accoudoir du fauteuil.
- Je t’attendais, murmura Elv d’une voix faible comme il ouvrait les yeux en se redressant doucement.
Eyèn vint s’agenouiller face à lui et saisit les mains de son père pour les serrer avec émotion dans les siennes.
- Père ! s’inquiéta Eyèn en voyant les yeux de son père briller de larmes.
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16.10.2006
Frissons de Bordères
Un extrait spécialement choisi pour les frissons de Bordères :
A la tombée de la nuit, alors qu'ils longeaient la lisière d'une forêt, les chevaux devinrent subitement nerveux.... Des grognements se firent très proches. Colin et les soldats virent sur leur gauche briller dans la nuit les yeux rouges des chiens qui les suivaient en lisière de la forêt, à distance du feu qu'ils craignaient tant. Le cheval de Colin rendu plus nerveux par l'inquiétude du jeune homme, fit une ruade en poussant un hennissement d'effroi, ce qui effraya les autres chevaux.
Tout doux, fit Colin en se penchant vers l'oreille tendue de sa monture et en tapotant doucement son cou, pour essayer de calmer le cheval et apaiser en même temps sa propre peur.
Un second groupe de chiens sur leur droite, surgit de la forêt en poussant de sinistres hurlements. Colin en sursauta et son cheval affolé s'éloigna dans un galop rendu hasardeux par l'épaisseur de la neige, sous les jurons du soldat qui chevauchait à côté de lui. L'animal se retrouva rapidement empêtré dans une couche de neige trop profonde d'où il ne put dégager ses sabots. Les chiens qui avaient ainsi réussi à l'isoler s'approchèrent en grognant, plus habitués que le cheval à se faufiler dans la neige pour atteindre leurs deux proies.
Dans un craquement sinistre, la glace d'un ruisseau, dissimulé sous eux par la neige, céda soudain sous leur poids et les sabots du cheval s'enfoncèrent dans une eau glacée. Dans un hennissement terrible, l'animal se cabra violemment, et Colin se trouva alors désarçonné et projeté dans l'épaisse couche de neige qui bordait le ruisseau. La torche qu'il lâcha en tombant s'enfonça dans la neige et un ruban de fumée s'éleva de la flamme éteinte.
Ce fut comme un signal. Les chiens s'avancèrent en progressant par bonds en direction de Colin et de son cheval. Etourdi par sa chute mais alerté par les appels des soldats derrière lui, Colin se releva en titubant et se saisit de son épée pour menacer les trois chiens qui s'avançaient vers lui pendant que les autres se jetaient au cou de son cheval.
Reculez ! Reculez ! s'écria Bilin. Il y a trop de neige ! Nos chevaux ne peuvent vous rejoindre sans risquer de se retrouver coincés !
Reculer ? De toute façon, Colin n'avait pas d'autre choix. Reculer, gêné par l'épaisseur de la neige, tout en faisant des moulinets avec son épée pour effrayer les chiens qui venaient de passer le ruisseau et s'approchaient dangereusement de lui.
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12.10.2006
Extrait
Je vous livre donc ici un extrait, celui que j'ai lu au Palais d'Aragon :
<< Un petit portillon de bois était resté entrouvert. Eyèn hésita un instant avant de le pousser d'un geste lent de sa main bandée.
Elle était là. Seule, agenouillée à côté d'un monticule de terre, la capuche de sa cape enlevée, elle avait une étrange allure avec ses cheveux noirs mal coupés qui formaient des boucles désordonnées. Elle avait croisé ses mains sur sa poitrine et se balançait doucement d'avant en arrière, le regard empli de larmes, fixé sur le sol face à elle.
Eyèn s'approcha d'elle. Comme ses pas crissaient sur l'allée de graviers, Ysillia tourna la tête dans sa direction. Elle balbutia son nom dans un mouvement de lèvres tremblantes, mais Eyèn ne l'entendit pas. Elle avait d'une main frôlé puis serré son poignet, mais Eyèn ne le sentit pas.
Son regard était figé, figé sur le visage de son ami. Un visage fermé, pâle, si pâle, recouvert d'une fine pellicule de terre, la terre qu'Ysillia avait enlevé pour déchirer le linceul blanc et dégager ainsi le visage de son frère.
<< Il faut que je le voie >> Avait-elle dit.
<< Ragguenon >>
Eyèn ne put soutenir davantage cette vision et s'effondra sous le cri horrifié d'Ysillia. D'un bond elle se leva et s'agenouilla auprès de son époux. Elle embrassa fébrilement son visage en passant ses ongles noircis dans ses cheveux courts et bouclés, pressant dans une plainte son visage couvert de larmes contre celui d'Eyèn.
Naïga et le garde qui s'étaient précipités dans le jardin en entendant les cris d'Ysillia, furent saisis d'horreur en découvrant que la jeune femme avait en partie découvert le corps de son frère. Mais il fallait s'occuper d'Eyèn. Naïga demanda au garde d'aller chercher un de ses compagnons et un brancard pour ramener Eyèn au château, puis elle s'agenouilla auprès d'Eyèn et d'Ysillia et dégagea doucement la jeune femme qui la dévisagea en pleurs.
- Je l'ai tué ! Je l'ai tué ! Naïga !
10:20 Publié dans T 1 - CASMIR A DISPARU | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.09.2006
Casmir a disparu par Hélène Korwin
Dans ce roman où l’aventure et le fantastique se mêlent, une petite fille de 5 ans entraîne, bien malgré elle, ses deux frères de 20 et 24 ans dans un royaume interdit où châteaux, soldats, fantôme, chasseurs, peuple des marais, Prince, Roi et lutin jalonneront leur périple. Mais réussiront-ils seulement à rentrer chez eux ?
Il y a les Dômes : îlots flottants dans l’espace qui répertorient et archivent tout ce qui dans l’univers mérite d’être conservé. Pour se déplacer d’un Dôme à un autre ou dans un autre monde, les Illiens utilisent l’eau, simple bassin, lac, ou toute étendue d’eau douce. Grâce au pouvoir du labyrinthe le voyage est quasi instantané.
Il y a Scylon, royaume soumis depuis quinze ans à Ishnar, chef de guerre cruel ; Ysillia et Ragguenon, fils et fille d’Ishnar, l’une mariée de force, l’autre écarté du trône ; Naëlle, leur tante qui ne les aime pas ; Dirane, l’amant de Naëlle ; le peuple des marais, décimé par les armées d’Ishnar ; la Guilde des Marchands autrefois puissante. Il y a Gnoll Igglefur, lutin à tout faire et fin cuisinier ! Il y a Colin.
Il y a Lucilla, 5 ans qui, voulant imiter les grands, est entrée dans le bassin de leur Dôme et se retrouve, terrorisée, dans les cuisines du domaine d’Ervinal, au sud-est du Royaume de Scylon. Mathias, frère de Lucilla, âgé de 20 ans rentre de mission. Au moment de regagner les Dômes en plongeant dans les eaux d’une oasis, il se sent dévié de sa trajectoire et se retrouve dans une chambre aux murs de pierre grise où la petite Lucilla le dévisage, ses grands yeux gris remplis de larmes. Il y a Casmir, 24 ans, autre frère de Lucilla qui disparaît en essayant d’aider sa soeur ; Eugèn, 28 ans, méchant et ambitieux.
19:25 Publié dans T 1 - CASMIR A DISPARU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




